MORNES BULLES

Bordel n.m. Pop. 1. Maison de prostitution. - 2. Lieu où règne le désordre, la confusion - 3. Bordel, bordel de merde, etc.!, exclamations manifestant la colère, le mécontentement.

22 octobre 2009

MER IL EST FOU !

Je ne résiste pas à l'envie de partager cet extrait de forum monstrueux soufflé par l'ami Vincent, et redonne la vie à mon blog par la même occasion.

Le monde doit savoir... C'est ici que ça se passe.

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23 août 2009

C'est trop beau pour qu'on se taise

Après une semaine passée dans les Hautes-Alpes, en plein milieu des montagnes, je le clame bien haut : ça, c'est des nom de dieu de bonnes vacances !

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Lac Lérié - Plateau d'Emparis

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14 août 2009

Facedebook, je te hais

Comme si la vacuité de MSN’S et l’inconsistance de MyPuke ne suffisaient pas, Facedebook est venu nous inonder de pubs geignardes et d’amis® dispensables.

Facedebook

Présenté comme « le plus extraordinaire réseau social de tous les temps », alors même qu’il s’agit d’un site de retrouvailles à la con comme il en existait  déjà, et des plus has been, comme Trombine.com ou CopainsNavrants, qui offrait plus ou moins les mêmes fonctionnalités (voir les amis® de ses amis® par exemple).

Un réseau social, dans sa définition première, implique la cooptation d'un autre membre pour entrer en contact avec un troisième gars. C’est là que le bât blesse : ici, obligé de se faire imposer la tronche des amis® des amis® des amis®, sans prévenir : pas même le temps d’avaler un Propofol.

Un véritable service public du réseau social, tendance je cherche des amis®, à travers les fameux statuts : « Lespape, parti chier », « Lespape, trop lol la soirée privatisation de la poste », ou encore « Lespape, pfff marre du taf ».

Alors, je me suis dit « il y a sans doute un truc », et j’ai trouvé après d’harassantes recherches qui m’ont pris 2 minutes : pléthore de fonctionnalités à la con, qui feraient passer le Tamagotchi et le Sudoku pour des activités intellectuelles. Combien de centaines d’heures passées sur des flash games plutôt que sur sa femme. C’est à se demander ce que faisaient les gens quand il n’y avait pas la télé : hypothèse de réponse ici.

Le détail subtil qui fait criser tout le monde sur les mails, mais que personne ne relève ici-bas, c’est que ces mêmes fonctionnalités spamment systématiquement votre liste de contacts par des jolis « aimes-tu le sexe à 8 ? » ou encore « quel genre de gay es-tu ? ».

La galerie photo à disposition de ses amis® est la seule idée intéressante du bazar, encore que… Votre gueule en soirée fondue-bière-vomi pourra être taggée par un ami® bienveillant. Ainsi, vous serez connu, tant il est vrai que la notoriété, c’est beau… Bientôt, votre seule raison de conserver votre compte sera de surveiller l’utilisation de votre propre image. De là à dire qu’on était mieux avant, il n’y a qu’un pas, que je m’empresse de franchir allègrement en chiant sur toi, Facedebook.

Je tiens à préciser que ce n’est qu’au prix de plusieurs batailles juridiques que nous avons évité le pire (comme quoi, les chieurs censeurs ont une utilité).

En vrac : Facedebook souhaitait garder les données personnelles de ses utilisateurs ad vitam eternam, et voulait se servir de ces mêmes données pour les vendre à des publicitaires. Le pire dans tout ça c'est qu'on ne peut rien effacer. On ne peut que désactiver son compte. Bienvenue dans l’immense décharge du ouaibe, uniquement polluante pour l’esprit, fort heureusement…

Mais là aussi je dis LOL, haut et fort de surcroît : car que ferait Facedebook avec les milliards de photos merdiques surexposées au flash-yeux rouges- têtes de pochetrons quand ce n’est pas la gueule photoshopée qui fait que tu ne reconnais plus tes propres amis-  qui polluent ses serveurs (ça doit prendre de la place quand même).

Ces mêmes ineptes acceptent pourtant très bien le reste du régime de surveillance sécuritaire, ses caméras, ses fichiers Edouige, ses armes à feux entre les mains des municipaux, ses 13h de J.P. Pernod-Ricard. En gros, c’est : « Faites-moi tout ce que vous voulez, mais ne touchez pas à la photo de mon cul ! (Mais tu peux toucher mes nichons si tu veux…) »

En fait, Facedebook, ça sert à rien, tout simplement. C’est pas plus bête que ça. Les gens qu’on veut contacter, on trouve toujours un moyen, où qu’ils soient (même par mail, si si ça existe toujours). 

Quant à moi, je vais vous dire pourquoi je n'aurai jamais de page sur Facedebook :

- Pas envie que des gens que j'ai mis une bonne partie de ma vie à essayer de semer reprennent contact avec moi.

- Parler de moi sur le ouaibe, pas glop. Parler de moi autour d’un verre, glop.

- Je ne fais pas de musique et je n’ai rien à vendre.

- J’ai un blog, c’est pas fait pour les chiens.

Ad augusta per angusta…


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17 juillet 2009

Dead Rising – Vous n’irez plus au supermarché (c’est déjà ça de gagné)

Pondu par Capcom en 2006 - le papa de Resident Evil ndlr - et en exclu sur la Boîte de cul 360, Dead Rising avait 2 trucs pour me plaire : son prix, anecdotique en 2009, son concept putassier : dézinguer du zombi dans un Mall (= super gros supermarché, pour les ignares) paumé

Dead Rising se défie d'être une œuvre adaptée de Romero, ce qui est bigrement faux-cul, soit. Cela dit, il possède sa propre identité, ça oui. Si les stéréotypes du film de genre sont là, ils sont joliment réinventés sauce Resident Evil.

Ce postulat justement posé, une angoisse me taraude : la réalisation est-elle à la hauteur ? Vais-je enfin trouver zombi à mon pied ? Amanda Lear est-elle une femme (ou un zombi) ? Michael Jackson est-il Amanda Lear ? Mais je m’égare.

Le concept semblerait lassant, que nenni : une fois la galette dans la Bobox, elle allait y rester un bon moment…

Il était une fois…

Frank West est un sympathique journaliste avide de scoops, venu enquêter à Willamette, petite ville du Colorado de 53 594 âmes (c’est important pour la suite), car plus personne n’y donne signe de vie. Arrivé sur les lieux, Frank constate que ça part grave en burnes, et que des tas de zombis ont investi les lieux, notamment le Mall ci-dessus cité (merci de suivre).

Retranché dans le poste de sécurité avec 2 agents du FBI au charisme de série B et un vieux vigile répondant au doux nom de Otis (d’une ressemblance avec Uncle Ben’s assez limite tout de même), Frank va devoir mener 2 quêtes de front : résoudre le mystère entourant l’apparition des zombis et sauver les rescapés. Mais ce n’est qu’un prétexte fallacieux pour dézinguer du zombi. J’y arrive.

Un chouette terrain de jeu

Venez en masse, braves gens : 120 magasins pour accueillir les 53 594 habitants devenus zombis. Et on peut tuer tout le monde (bon courage).

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Jour de soldes à Monoprix

Les zombis sont relativement faciles à tuer, surtout avec un niveau élevé, le seul point délicat est lié au nombre (ne pas se laisser griser par un bain de foule). Et en matière de dissection, rien n’est laissé au hasard : tout est utilisable : du ballon de foot au katana en passant par un peu n’importe quoi (mention spéciale à la tondeuse (grosse référence à Brain Dead de Peter Jackson)). Seulement voilà, les armes s’usent, et il faudra passer du temps dans les rayons de Bricorama, et prévoir des casse-croûtes (jamais une mère américaine ne laisserait son fils sans sandwich).

Au milieu de tout ce merdier, les « psychopathes », sortes de bosses, qui ont basculé dans la folie parce qu’ils étaient un peu fatigués après leur journée de travail.

Et_avec__a__ce_sera_tout

Et avec ça, ce sera tout ?

Chaque mission accomplie rapporte des points d'expérience (vie, force, coups spéciaux, place dans l’inventaire, etc.). Il est d'ailleurs possible de gagner des points par le biais de photos qui restent anecdotiques mais fun.

Time is money

Le jeu s'articule autour du timing, entre l’arrivée sur le toit du Mall, et le retour à l’hélico 72 heures plus tard. De là, on peut attendre que ça se passe dans la salle de sécurité, faire du shopping, tuer des zombis, résoudre les « cas » (trame du scénar), aider les survivants, tuer des zombis, s’habiller en femme. Finir le jeu débloque des nouveaux modes, qui durent plus longtemps (cool…).

Ce bon vieil Otis vous indique l'emplacement de survivants au moyen d’un putain de téléphone dont la sonnerie stridente se déclenche même dans des moments super tendus (je suis très calme). Gros défaut : les survivants sont des bouses sans intelligence (ils s’entretuent, se prennent les murs…). Cela serait broutille si le choix de les aider n’entraînait pas des conséquences fâcheuses sur le timing. D’autant que le système de sauvegarde (l’une écrase l’autre) risque de vous faire péter un câble, voire perdre 5 heures. Fort heureusement, le principe des points d'expérience se répercute de partie en partie, la rejouabilité est bien là !

Epilogue

Enumérer les faiblesses de Dead Rising serait superfétatoire. Ce jeu est simplement un grand moment du jeu vidéo, conjugué avec ce qui se fait de plus drôle en matière de cinéma gore. Collector… 8,5/10

Le bien :

  • Un énorme défouloir.
  • La réalisation est une pure merveille, même pour un jeu sorti en 2006.
  • 6 fins différentes dans le jeu, une grosse rejouabilité.
  • Prise en main simplissime.
  • Les musiques d’ascenseur.

Le pas bien :

  • Le tir, mal géré, et on ne peut pas se déplacer en tirant.
  • La sonnerie du téléphone. Coupez-là par pitié, les vibreurs c’est pas pour les chiens !
  • L’IA des survivants est à chier.

C_est_pas_tout__mais

Bon c’est pas tout ça mais j’ai mon jardinage à finir moi !

 

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03 juillet 2009

Ninja Gaiden 2 : "ça va trancher, chérie !"

Y ayant goûté sur CoreGrafx et Game Gear (non, je ne suis pas vieux…), quel plaisir de retrouver Ryu Hayabusa, ninja au redoutable charisme s’il en est, sur bobox 360.

Scénar, vous avez dit scénar ?

Tout d’abord, pas de déception sur le scénario : il est délicieusement bidon : empêcher le retour du méchant démon qui a pour projet ô combien original d’anéantir l'humanité. Pour ce faire, un staff de 4 gros démons vicieux : Alexei, le technicien EDF, Wolf, le loup-garou de Venise (je vous jure que c’est vrai…), Zedonius, le professionnel des ribs au barbecue et Elizabeth le travelo bosniaque. Genshin le porte-flingue sera mis entre vos pattes moultes fois histoire de bien vous les briser. Le sorcier Dagra Daï, quant à lui, gère la paperasse administrative.

Pour toute aide, Sofia (110 C, 60 de QI) et Murasama (vieux sage pathétique qu’on a vu un milliard de fois dans tout ce qui se veut nipponisant, préposé à l’épicerie et à la forge à ses heures (encore de la propagande pour faire bosser les vieux…)).

nan_pas_l_oreille_putain

Nan, pas l'oreille, putain!

Une réalisation qu’elle est trop bien

Graphiquement, malgré pas mal de bugs d’affichage : c'est beau, fluide, sanglant, jouissif. La jouabilité est vla intuitive, on peut courir sur les murs aussi souplement qu’un félin. Toutefois, les caméras sont un peu merdiques, ce qui peut accessoirement vous coûter la vie. Les nombreuses armes (pouvant être améliorées à la forge du sénile ci-dessus cité) sont une sorte de réclame M6 boutique pour la gamme complète de ce qui se fait de mieux en matière de décapitation, déchiquetage, hachage, démembrement, désossage, vidage, arrachage, carnage, j’en passe et des plus sanglants… Outre la panoplie du charcutier, les magies (appelées sobrement Ninpo) sont légion : foules de bœufs, Phénix, lames virevoltantes et autres sorts de gravité.

Côté son, une zique de métalleux sans avenir façon Static-X vient ponctuer les galipettes de l’alerte ninja. Les bruitages sont géniaux (coups d'épée, sang qui gicle, schuik, schlarf et schloff, explosions, etc.). Des cinématiques du plus bel effet viennent saupoudrer la boucherie d’un semblant de scénario, avec à chaque fois un Ryu complètement charismatique (« qu’est-ce qui nous arrive, Ryu ? Prends-moi sauvagement avec ton bâton lunaire »).

Dur, dur d’être un ninja

Autant mettre les choses au point : les 14 chapitres vont vous casser les bulles. Ardu, oui, voire trop. Sur les 4 niveaux de difficulté, seul le premier n’est pas humiliant (et encore…). Car ce jeu se mérite : ça a beau être un pur jeu de bourrin, il faut diablement s’accrocher, souvent défendre et esquiver, souvent voir ce putain de Game Over (j’ai réussi à avoir le succès qui consiste à faire 100 fois « Continue » à l’insu de mon plein gré, c’est dire…). Paradoxalement, l’extrême difficulté rend d’autant plus fascinante la découverte des chapitres suivants.

Meilleur ouvrier de la bobox 360 spécialité boucherie : Ninja Gaiden 2 avec un bon 9/10, qui vient coiffer au poteau le Prince de Perse et le dieu de la guerre. C’est du très très lourd.

Muramasa_shop  shuik


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15 avril 2009

Ultraçon

ultracon


Publicité du monde réel vue au hasard d'un furetage sur la toile.

On n'est pas sorti de la crise... beaucoup plus grave que la crise financière : la crise de l'intelligence.

Et après, on s'étonne que plus on vieillit, plus on devient misanthrope!

Je propose un collier pour les gens du voyage, qui sonnerait uniquement quand ils sont trop près d'une banque. Et aussi, un appareil qui changerait les couches des nourrissons mécaniquement.

Remarquez que le vieillard qui s'est prêté au jeu est famélique : il a clairement fait ça pour un morceau de pain, quand dans sa vie il faisait faim.

Un pays qui se moque de ses anciens et glorifie la connerie de la jeunesse comme style de vie est indubitablement sur le déclin...

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