29 avril 2008
Mieux connaître nos institutions
Aujourd'hui, j'ai bouffé du cours de politiques communautaires. Je ne résiste pas à l'envie de partager ce chef d'œuvre de la littérature contemporaine. Extrait choisi, un excellent remède pour les insomniaques :
"Définition des critères du renvoi préjudiciel devant la Cour de Justice des Communautés Européennes (CJCE) : les juridictions nationales ne sont pas tenues de poser une question préjudicielle quand celle-ci n'est pas pertinente, c'est-à-dire si cette dernière avait déjà été tranchée par la CJCE, de même quand il n'y a pas de problème d'interprétation. Enfin, les juridictions nationales ne sont pas tenues de saisir la cour quand de l'interprétation donnée ne découle pas la solution du litige."
Après tout, pourquoi faire simple quand on peut faire chiant ? Ceux qui ont compris doivent impérativement consulter.
28 avril 2008
A pieds par la Chine avec la flamme olympique
La France, auto-proclamée patrie des Droits de l'Homme, montre du doigt le méchant Chinois, qui torture et qui tue. La leçon est rude, et pourrait même aller jusqu'au boycott des J.O. par les gentils Français. Il est vrai que notre avis importe énormément à l'échelle internationale, et que toutes les occasions sont bonnes pour rappeler aux autres que nous, ben, on a les droits de l'homme, voilà...
Mais les Chinois ont l'air peu perméables au concept de droit de l'homme, pourtant une marque occidentale déposée qui met à peu près le quart de la planète d'accord. Entendons-nous bien, cela n'enlève en rien l'atrocité de certains actes, seulement tout n'est qu'une question de point de vue.
Ce qui est surprenant, c'est cette manière de donner des leçons de droits de l'homme au reste du Monde (ce que la France a longtemps reproché aux E.U.A.).
Alors, je me pose quelques questions : peut-on décemment reprocher à la Chine de faire souffrir son peuple quand on laisse crever ses citoyens les plus modestes en pleine rue. Il est un peu simple de se déculpabiliser en accusant les autres, ça permet de mieux dormir.
Au passage, la France détient le triste record de condamnations de la Cour Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme pour, devinez quoi, torture et traitements inhumains et dégradants (notamment sur les conditions de détention), ce qui assure à la patrie des droits de l'homme la first place d'Europe devant la Turquie, étonnant non ?
Il est vrai que la jeunesse de la France, en tant que société civilisée, peut constituer une circonstance atténuante...
27 avril 2008
Pas le dimanche quand même...
C'est tout.
26 avril 2008
Mon curé chez Mornes Bulles
"Le vent souffle, et moi je pète". Paul Préboist
25 avril 2008
Droit savoisien
A Nice, devant le bâtiment de l’ancien Sénat, se
trouve la pierre des faillis. Au XVIIème siècle, un commerçant en faillite
devait, devant ses créanciers, taper trois fois du cul (nu de surcroît) sur la
pierre, de toutes ses forces. Ses dettes étaient alors réputées éteintes.
Aujourd'hui encore, l'expression niçoise signifiant faire faillite est "picà dou cùou", littéralement "frapper du cul".
24 avril 2008
Prosopopée du pauvre
Deux œufs sont dans une poêle.
Le premier dit au second : "oulah, il fait chaud par ici!"
Et le second de répondre : "Argh! Un œuf qui parle!"
23 avril 2008
Descente aux enfers chez les cow-boys (No Country for Old Men)
<p><p>scente aux enfers chez les cow-boys (No Country for Old Men)</p></p>
<p><p>Descente aux enfers chez les cow-boys (No Country for Old Men)</p></p>
En adaptant le roman de Cormac McCarthy, les frères Coen peuvent se vanter d’avoir réalisé le premier film d’action qui pense. Il fallait oser…
No Country for Old Men est un chef d’œuvre sans morale, sans humanité, juste la catabase d’une société déshumanisée.
En gros : à l’occasion d’une banale chasse au cervidé, Moss (Josh Brolin) tombe sur v’là le tas de cadavres au milieu du désert, et une mallette pleine de dollars. Succombant à la tentation (facile) de garder l’oseille, il va par ce geste déclencher une épopée macabre.
Tommy Lee Jones y incarne un vieux shérif
blasé qui analyse l’absurdité de la violence de la
société, dépassé par une criminalité
monstrueuse qui n’a plus de codes.
Symbole glaçant de cynisme de cette violence, l’inquiétant Chigurh (Javier Bardem) n’a aucune morale. Malgré une coupe improbable de playmobil belle époque (avis aux connaisseurs), il est glaçant dans ce rôle de tueur psychopathe, et l’absence totale de musique du film sublime sa voix, grave et monocorde, inflexible. Il incarne le destin, et le destin n’est pas marrant.
Un road movie magistral déployant
une mécanique implacable, un immense film noir alternant tour
à tour humour noir à froid, dialogues absurdes, terreur
et suspense, porté par une photographie grandiose et une mise
en scène virevoltante.
Indispensable.
22 avril 2008
Gros kiss...
"Big bisou, tibidum, tibidum, big bisou, tibidum, tibidum". Carlos
